samedi 14 novembre 2015

Méfiance

Autant être honnête, il y a une division très creuse en ce qui concerne la question des réfugiés que Trudeau prévoient accueuillir: d'un côté, il y a ceux qui sont prêts à tout pour les héberger. De l'autre, il y a ceux qui ne veulent pas qu'ils s'y installent, pour diverses raisons, tel le risque qu'il y ait des islamistes qui se cachent parmi eux. Jamais un tel débat a été aussi enflammé.

Dans la faction dont on peut désigner comme champion Justin Trudeau, il n'y aura aucune hésitation en ce qui concerne le pourquoi à montrer la photo de l'enfant qui a été retrouvé noyé sur une plage comme raison qu'on devrait les laisser prendre refuge au Canada. Ce camp espère nous prendre dans un guilt trip afin de les laisser rentrer chez nous. Ouais. Comme si le père voulait vraiment aller au Canada et non aller en Europe se refaire les dents et quêter de l'argent chez un proche au Canada, sacrifiant la vie de son PROPRE FILS et son frère dans le processus. Et cette famille vivait paisiblement en Turquie! Ils n'étaient pas en danger! Maintenant, vous savez le pouvoir de la désinformation. Ce même procédé a été utilisé pour justifier les guerres contre l'Irak, en passant.

L'autre côté qui favorise qu'on ferme les frontières, par contre, a eu un nouvel argument pour leur cause, hier: le massacre à Paris. Cependant, puisque c'est assez frais dans vos consciences, je vous laisse chercher sur les journaux et Internet. Seulement, cela risque de monter les hostilités envers les migrants à un niveau similaire à ce qui arrive aux immigrants illégaux du Mexique: un rendez-vous avec la mort. Comment? Dans le cas des migrants syriens, c'est simple: soit les bateaux de fortune dans lesquelles ils sont entassés s'échouent, les tuant ainsi, soient des milices s'improvisant en garde-frontières les chassent tel du gibier.

À l'instant que cette chronique s'écrit, Radio-Canada révèle que l'un des migrants qui a passé par la Grèce afin d'atteindre l'Europe était derrière ces attentats. Après ces évènements, quels sont les chances que Trudeau va reconsidérer sa décision à propos de laisser 25 000 réfugiés entrer dans le Canada? Vingt-cinq mille individus qui pourraient répéter tout cela dans Québec, Montréal ou Ottawa? Des fois, mieux vaut faire quelque chose de brillant que quelque chose de bien...

Oui, je sais, à ce point-là, autant dire que je ne fais qu'un avec l'abysse humaine. Par contre, c'est ce qui arrive quand on sait qu'aucune bonne action reste impuni, qu'on est confronté par les médias à ce que l'humanité à de pire à offrir et encore plus. La désillusion peut frapper dans les parties faibles de l'être humain, quoi. Bref, ne vous laissez pas vous préoccuper par ces idées noires. Faites de quoi que vous percevez comme étant constructif: faites des dons, adoptez des chiots, lisez de quoi de positif! Si vous voulez, vous pouvez même essayer d'accélerer le processus d'intégration des migrants!

...du moins, si vous êtes un mouton, bien sûr.

vendredi 6 novembre 2015

Cessez-le-feu des tuques

Si vous vous souvenez du film La Guerre des Tuques, vous aurez probablement entendu parler du remake fait avec des logiciels d'animation 3D qui est sorti cet année. Bref, vous auriez peut-être un flashback en y repensant.

Par coïncidence, l'hiver s'approche à grand pas. C'est-à-dire, les batailles de boules de neige vont probablement démarrer bientôt et ainsi de suite. Si vous n'êtes pas du genre à faire des forts et à le défendre à grand coup de projectiles fait à partir de ressources naturelles (la neige), il y a d'autres activités: le ski, le hockey, la luge...

C'est évident qu'il y aura des enfants qui vont construire des forts et jouer aux rois féodaux. Par contre, il se peut que cela finit mal. Pourquoi? Il y a eu certains cas où le bâtiment fait de neige s'est écroulé, tuant tous ceux qui étaient à l'intérieur. Il y a quatre ans, un père de famille est mort en essayant de construire un igloo pour des enfants. Ceci n'est qu'un exemple des risques qu'on prend dans la construction d'édifices de neige. En rétrospective, la scène où le chien meurt ensevli sous la neige dans le film pourrait être considéré prémonitoire, si le scénariste ou quiconque travaillant derrière les scènes n'a pas décidé d'injecter une dose de réalisme dans l'intrigue. Si le tout aurait des fondations solides qui était fait avec d'autres matériaux, la mort aurait pu être évité, mais la neige trouve quand même un moyen.

Si vous pensez que les ravages de la neige se limite à ça, votre toit de maison vous prouvera autrement. La neige, comme la glace et l'eau, est prouvé comme étant un élément très dévastateur dans la nature. Mais c'est surtout pour les êtres vivants, puisque la neige peut suffoquer, tel que prouvé par l'incident avec l'igloo, irriter les yeux, rendre la vision nulle au point tout ce qu'il faut pour laisser le malheur arriver est qu'on met le pied sur la mauvaise plaque de glace ou qu'une voiture vous frappe car il ne voyait rien du tout à cause de la tempête.

Autrefois, on aimait la neige car si elle bloquait l'accès à ton école, t'as une journée de congé. Mais, au fur et à mesure que tu grandis, tu souhaites vraiment que la neige ne bloque pas ton entrée car tu ne peux plus te permettre la pause qu'elle offre, surtout si tu dois travailler ou aller au collège. Parlant du collège, à Bart, je devais me présenter à un cours puisque la seule raison pourquoi ils accepteraient mon absence est si j'ai un billet du médecin ou une convocation du tribunal et je n'ai ni l'un, ni l'autre. Il a fallu qu'un employé du collège me dit par téléphone de ne pas me présenter en raison de la sévérité de la température.

L'hiver est capricieuse. Tout ce que La Guerre des Tuques montre arrive lorsque les conditions sont optimales. Autrement, c'est l'enfer blanc. Les routes sont bloqués, les voitures dérapent, l'hypothermie peut frapper...

Soyez prudents. Restez le plus possible à la maison.